
Alesia 712
Le Vrai Pardon

Bonjour à vous,
Se sacrifier signifie qu'on pense
perdre une part de soi-même ou soi-même tout entier pour d'autres ou pour le bien d'une cause. On se sacrifie pour ses enfants, pour son mari, sa femme, son travail ou pour son
équipe de foot préférée. On se sacrifie pour une bonne cause, pour paraître ou pour être considéré. On se sacrifie par culpabilité ou par désespoir et cela inclut toujours une
souffrance, un sentiment de perte, voir même la mort. Le sacrifice est une forme d'attaque, car il fait porter le poids de la culpabilité à ceux pour qui la personne se
sacrifie, sans pour autant être un don
véritable.
Personne n'a à se
sacrifier pour qui ou quoi que ce soit. Cela est insensé, totalement insignifiant. Le vrai don n'a jamais le sacrifice comme toile de fond. Donner ne comprend aucunement que l'on doive
souffrir ou prendre sur soi pour soulager autrui à nos dépens, et encore moins pour être absous de ce que nous pensons être nos fautes. Cela ne fait qu'augmenter notre
attachement à la culpabilité et au sentiment d'avoir pêché, en nous sacrifiant sur l'autel de l'ego. La religion utilise beaucoup la notion de sacrifice. Jésus sacrifié sur la
croix pour expier les fautes de l'humanité en est un exemple des plus parlant. Nous nous agenouillons et prions devant un Jésus cloué sur une croix et nous maintenons ainsi l'image de
notre culpabilité. Nous demandons pardon pour nous, pauvres pêcheurs, et nous passons à côté de Qui nous sommes. Il est temps que nous nous relevions, et comprenions que le message
christique n'est pas destiné au corps mais à notre pur Esprit. Ce que le corps fait n'a pas d'influence sur notre être profond. Aussi bas que l'esprit phagocyté par l'ego
nous ait entraîné, nous restons intacts et purs, tels que Dieu nous a créés. Rien ne peut être réellement enlevé au Fils de Dieu, si ce n'est en rêve, dans un fantasme absurde et pourtant
maintenu depuis trop longtemps.
En rejetant toute notion de
culpabilité et de sacrifice, et en étant vraiment désireux de connaître la Paix de Dieu, de la souhaiter pour tous nos frères, même ceux que nous considérons comme nos ennemis,
nous permettons à l'Esprit Saint de nous amener à une nouvelle perception du monde et de tout ce qui vit. Il devient possible, sans se sacrifier, de pardonner alors ce qui n'est que le
produit de notre folie illusoire. Si nous restons persuadés que le monde peut nous attaquer, il le fera, car c'est bien ce à quoi nous nous attendons. Si nous baissons nos défenses, qui ne
sont qu'une autre forme d'attaque, et que nous cherchons la Paix en toute chose, c'est ce qu'il nous sera donné de voir, car ce que l'on ressent, on le vit. Le corps n'est rien, il est une image
projetée sur ce monde de dualité et ne fait que répondre aux incitations de l'esprit qui l'habite. Sans véritable fonction, le corps est insignifiant, et ses buts sont vains. Mais si
l'esprit qui le conduit sert le pur Esprit, il devient un outil remarquable pour atteindre les autres esprits dans le monde de l'illusion afin qu'ils cessent de se sacrifier inutilement et
viennent reprendre la place que Dieu leur a donnée et gardée depuis toujours auprès de Lui.
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